Project Description

Outlinings of items

Isabelle Grosse has developed a personal visual process called “Outlining”, in which she frames groups (crowds, cities, objects, landscapes…) within her photographs to reveal  collective forms.

At first, the artist has been photographing urban landscapes, from a higher ground. The artist reprocess her pictures on the computer by methodically outlining the arrangement of the volumes in space according to the following rule : for each volume only its largest facet is being outlined.

This rule of local approximation helps to construct an overall interpretative structure which underlines the lay-out of the volumes and account for the morphology of the urban environment. Superimposed, this structure empties the landscape of part of its semantic content : one forget about the place and just keeps the morphology. In a like maner, the artist deals with other types of spatial arrangement (crowd, cemetery, docks, computer maps, wasre ground, landscaped garden… ) with the idea to draw analogies with conventional urban structures. This interplay allows everyone to work out for oneself a critical interpretation of the arrangement of space in the world today.

Isabelle Grosse retravaille ses images sur ordinateur et y applique un “surlignage” méthodique qui met en évidence l’organisation des volumes dans l’espace, selon la règle suivante : pour chaque volume seule la facette la plus grande est surlignée. A partir de cette règle d’approximation locale, est construite une grille de lecture de l’ensemble de l’image qui met en évidence l’agencement des volumeet rend compte de la morphologie de l’environnement urbain. 

“Superposée cette grille vide le paysage d’une partie de sa teneur sémantique : on oublie le lieu pour n’en garder que la morphologie. De la même manière, l’artiste traite d’autres formes d’agencements dans l’espace (flux de voitures, cimetière, docks, carte d’ordinateur, terrain vague, jardin paysagé…) en vue de susciter des analogies entre les formes. Ce jeu de correspondances permet à chacun d’élaborer une lecture critique de l’espace dans le monde contemporain.” Texte de Christian Gattinoni, “Les trahisons du modèle”.

THE ITEMS SERIES : outlining array of items

outlining of a waste land

CRITICAL TEXT

« Isabelle Grosse’s approach consists specifically in outlining the various figurative and objective elements that form the subjects of her potographs. Those ones are self-descriptive, such as each individual in a crowd, or each tower in the urban landscape. Such a working principle focusses as much on a structured analysis of space of the chosen motif, examined in its whole, as on the local relationships that exist with its surroundings. By isolating each of the chosen image’s figurative elements within the fine outline of a parallelogram, open at the bottom, she creates a new image that becomes like a reversal of existing reality. In so doing, she underlines « kinds of spaces » -as Françoise-Aline Blain has judiciously noted – alluding to Georges Perec, whose eponymous work admits us to the abyss of a spatial declension. The play on words used by the latter echoes the play of images used by the former, the artist taking pleasure in mutliplying these elements to confound our habitual perspectives. Lines in front of museums, car parking, TV programs audiences, spectators at a football match, etc…., Isabelle Grosse’s art is required by the crowd, for her separation of the individual allows us to better seethe whole. »  Philipe Piguet in « The composed images », A month of images in Ho Chi Minh city.

« La démarche d’Isabelle Grosse consiste notamment à surligner des éléments figurés et matériellement objectifs qui font le sujet de ses photographies. Ceux-là même qui sont descriptibles en tant que tels, comme il en est de chaque personnage d’une foule ou de chaque tour d’un paysage urbain. Tel principe de travail repose sur une analyse structurée tant de l’espace du motif retenu, considéré dans sa globalité, que des relations locales qu’entretiennent entre eux ceux-ci. En isolant chacune des données figuratives de l’images de référence à l’intérieur du tracé très fin d’un parallélogramme ouvert par le bas, elle crée une nouvelle image qui devient comme réversible du réel existant. Ce faisant, elle met en exergue des « espèces d’espace » – comme l’a judicieusement noté Françoise-Aline Blain- en clin d’œil à Georges Perec dont l’ouvrage éponyme nous fait entrer dans l’abyme d’une déclinaison spatiale. Aux jeux de mots de l’un, font écho les jeux d’images de l’autre, l’artiste prenant plaisir à les multiplier jusqu’à confondre nos habitudes perceptives. Files d’attente devant les musée, parking de voiture, public d’émission de télévision, spectateurs d’un match de foot, etc… , l’art d’Isabelle Grosse est requis par le nombre dont elle isole l’un pour mieux faire valoir le tout. » Philippe Piguet, « l’image fabriquée », Le mois de l’image 2008 à Ho Chi Minh.