Project Description

Shaping

During several weeks, Isabelle Grosse followed Lydie, a woman in charge of warming up the audience during a talk show. At the same time, the artist went on the autonomous port of Havre to film and photograph the ceaseless ballet of the arrangement of containers in docks. The public of television studio sets constitutes the archetype of a human group locked in a double frame, the one virtual of the camera and the other, real, of the scenic space. In the field of the object, the flow of goods in the autonomous port produces a metaphor of trade standardization. Isabelle Grosse is interested in the way the human activity leads to fill the space in the form of flow. This terminology of the flow is linked  to a certain idea of the power in what it has of structuring and of standardization.

Pendant plusieurs semaines, Isabelle Grosse a suivi Lydie, chauffeuse de salle” sur le plateau de télévision d’un grand talk show à Paris. Dans la même période, elle s’est rendue sur le port autonome du Havre  pour filmer et photographier le ballet incessant du rangement des containers dans les docks. Les publics de plateaux de télévision constituent l’archétype d’un groupe humain enserré dans un double cadre, celui (virtuel) de la caméra et celui (réel) de l’espace scénique. Dans le domaine de l’objet, le flux des marchandises portuaires produit une métaphore du formatage et de la standardisation des échanges. Isabelle Grosse s’intéresse à la manière dont l’activité humaine conduit à remplir l’espace sous forme de flux. Par la mise en forme et la canalisation qu’elle présuppose, cette terminologie du flux renvoie à une certaine idée du pouvoir dans ce qu’il a de structurant et de conditionnant.

exhibition : basement views

Container Photographs : an allegory of formatting

“Shaping” : the video

exhibition : first floor view

“Shaping”, video

film maker, editing : Isabelle Grosse frame : Nicolas Petit, Isabelle Grosse
sound : remix from a soundtrack of Bruno Guigantithanks to Lydie Jaïd
in partnership with “Académie audiovisuelle de Paris”

The video is based on an parallel editing of human gestures and movements of two kinds of robots. Both machines, the camera arm and the robot’s of an assembly line in a car factory, set a threatening and ineluctable rhythm. on the other hand, we can see the gestures of a painter in a factory and the actions of the girl, on the tv set, who is in charge of the public. the collusion of these universes question the shaping of human beings.

La video “shaping” repose sur un montage où alternent gestes humains et mouvements de robots. D’un côté le bras de la caméra et celui du robot d’une chaine de montage dans une usine automobile imposent un ryhtme inéluctable et menaçant. De manière alternée, les gestes de la chauffeuse de salle d’un plateau télevisé et ceux d’un ouvrier qui “réapprant” à peindre dans le cadre d’une formation interne. Les images de ces deux univers de production posent la question de la mise au format des individus.

“Arrangements”, video installation

film maker, editing : Isabelle Grosse co-production La Maison des Arts de Malakoff

The succession of gestures between Duty and abandonment, highlights the great theatricality of human relationships.

“Arrangements” insiste par le truchement du découpage formel sur le mécanisme relationnel. Avec le séquençage des images, le mouvement des empoignades, des corps dont les mains se saisissent, prend une vie autonome. Cette succession de gestes, entre résitance et abandon, met en lumière la grande théâtralité des rapports humains. Alexandra Fau, hebdomadaire “semaine” n°40.08

“Tacit agreement”, video

A security check, at the entrance of the tv set. Fragmentation of the image and repeat loop slideshow “tacit agreement” in which the viewer, resigned and disciplined undergoes security checks, stigmatize the act of voluntary submission that integrates the individual.

Un contrôle de securité avant l’entrée sur le plateau de télévision. “La fragmentation de l’image et la répétition en boucle de la vidéo diaporama “accord tacite”, dans laquelle le spectateur, résigné et discipliné, se soumet aux contrôles de sécurité, stigmatisent l’acte de soumission volontaire que l’individu intègre et s’impose à lui-même.Alexandra Fau, hebdomadaire “semaine” n°40.08